Mes commentaires sur le documentaire Liberté. Un éveil à l’indépendance financière de Les Productions Iris

Pendant l’été, on m’a généreusement offert le premier épisode d’une série de 3 documentaires sur l’indépendance financière dont le premier s’appelle: Liberté. Un éveil à l’indépendance financière. D’ailleurs, le second volet, Liberté. Une quête à l’indépendance financière, est disponible depuis le 22 septembre. Les documentaires sont disponibles ici.

Auteur/réalisateur

Le documentaire a été produit par Les Productions Iris, une boîte de production gérée par Antoine Denis, un Sherbrookois ayant pour but de démocratiser l’indépendance financière particulièrement pour les plus jeunes.

Intervenants

Bref, on ne parle pas d’une boîte d’Hollywood. On fera donc affaire avec des intervenants québécois pour nous parler de finances personnelles et d’indépendance financière. On retrouvera dans le documentaire:

  • Jean-Sébastien Pilotte (alias le jeune retraité)
  • Nicolas Bérubé (journaliste à La Presse)
  • Fabien Major (planificateur financier/chroniqueur)
  • Damien Hallegatte (professeur de marketing à l’université du Québec à Chicoutimi)
  • Pierre-Yves McSween (chroniqueur/animateur/auteur)
  • Dominique Favreau (alias SePayerEnPremier)
  • Nicolas Duvernois (entrepreneur)
  • François Lambert (entrepreneur)
  • Véronique Berthiaume (l’argent au féminin)
  • Anne Marcotte (entrepreneure)
  • Nelson Mooney (enseignant au secondaire en histoire et sciences humaines)
  • Nathalie Marceau (conseillère pédagogique à l’Université de Sherbrooke)

Objectif du documentaire

Sans que le documentaire nomme spécifiquement une question à laquelle il tente de répondre, on tourne toujours autour de: « pourquoi viser l’indépendance financière? »

On se doute que je ne sois pas à convaincre, faisant plutôt parti des convaincus. Malgré tout, c’est intéressant d’entendre le point de vue de plusieurs personnes sur la question.

Message le plus marquant

Je crois que le commentaire qui m’a le plus marqué est un d’Anne Marcotte. Elle a comparé la richesse à l’eau potable que nous avons en quantité illimité dans nos maisons. Même si nous l’avons en quantité illimité, personne ne laisse le robinet ouvert simplement parce qu’il le peut. Donc, pourquoi dépenser simplement parce qu’on le peut? Il faut apprendre qu’en tant que société bien nanti que, oui, c’est possible qu’on ait de l’argent « en trop ».

J’aime beaucoup l’analogie parce que l’on entend souvent que « l’argent ne nous suit pas au cimetière », dit autrement, qu’il faut dépenser chaque dollar que l’on gagne avant de mourir. Comme si chaque dollar non dépensé était une plaie. Personnellement, je n’aime pas le gaspillage. C’est vrai avec la nourriture, c’est vrai avec des articles encore bon et c’est évidemment vrai avec l’argent. Je me dis toujours que si un jour je n’ai pas besoin de l’argent que j’ai, je la donnerai parce qu’il y aura forcément des gens qui en auront besoin. Je ne me forcerai pas à consommer simplement parce que je peux. L’analogie est excellente.

Ma vision sur l’indépendance financière

Je ne veux pas trop vendre les « punch » des intervenants, donc je vais parler un peu de ma vision qui découle aussi partiellement du documentaire.

Je dis souvent aux gens qui m’entourent que, c’est fou comment les gens trouvent la bourse risquée, pourtant, plusieurs vivent de paie en paie au quotidien. C’est un risque que je ne serais pas prêt à prendre….surtout qu’il n’y a aucun avantage à le faire.

Pour moi, l’indépendance financière signifie principalement la sécurité et la liberté (et c’est revenu plusieurs fois dans le documentaire). Bris matériel ou perte d’emploi, j’aime savoir que si des événements du quotidien arrivent, je n’en serai pas vraiment trop affecté.

Save like a pessimist, invest like an optimist.
fr: Épargnez comme un pessimiste, investissez comme un optimiste.

Je n’ai pas non plus envie de me lever le matin en me disant que je dois forcément faire ce travail que je déteste au plus haut point pour payer mes factures.

Je n’ai pas envie de maintenir une image du gars au-dessus de ses affaires avec la Porsche ou la Mercedez, la grosse maison, les voyages exotiques pis le chalet à Tremblant pour finalement angoisser que si je perds mon emploi, je pourrais avoir de la difficulté à arriver. Ça n’en vaut tout simplement pas la peine. Ma liberté et mon quotidien sans stress vaut beaucoup plus cher. Bien franchement, je me fous pas mal des voyages et des voitures… mais oui, j’ai un petit faible pour l’immobilier à titre personnel, mais hey, c’est ça l’indépendance financière, si on s’intéresse à quelque chose, on peut se le permettre, il faut simplement être raisonnable.

Être raisonnable c’est quoi? Acheter des choses qui sont dans nos moyens en termes de revenu et de valeur nette.

Tout comme une entreprise, on doit gérer les cash flow que l’on génère.

Règle numéro 1: on ne veut pas dépenser plus que l’on gagne parce que ce n’est pas soutenable à long terme. Plus on a un cash flow positif, c’est-à-dire plus que l’on épargne, plus on se dégage une marge de manœuvre.

Règle numéro 2: investir intelligemment. Investir, ce n’est pas juste la bourse ou l’immobilier. Ça peut être s’instruire ou se lancer en affaires. Ça peut être investir de son temps à démarrer des projets qui peuvent vous amener plus loin.

L’épargne sert à construire une première boule de neige pour la lancer du haut d’une colline. La colline des intérêts composés.

Si vous avez 1M$ en bourse, vous pouvez probablement générer un rendement annuel réel (ajusté pour l’inflation) autour de 5% à long terme, donc 50K$ par année. La beauté avec ce genre de montant est que même si vous n’épargnez plus aussi assidument qu’au départ, votre travail a été fait et vous continuez d’augmenter votre valeur nette avec vos placements. À un certain point, la contribution des rendements à votre valeur nette est beaucoup plus importante que la contribution de votre épargne.

Rester raisonnable

Avoir un chalet de 500K$, ça peut être raisonnable….si on a une valeur nette de 10M$, pas quand on a une valeur nette de 20K$. Vouloir tout trop vite est dangereux pour sa liberté parce que ces actifs peuvent aussi trainer des dépenses qui réduisent considérablement votre capacité à épargner. Si vous désirez ce genre d’actif trop tôt, vous pourriez perdre votre épargne et le pouvoir des intérêts composés. En d’autres mots, adieu l’indépendance.

S’offrir quelque chose à 50 ans, ce n’est pas le même coût que faire la même chose à 25. J’avais trouvé que PY McSween dans son livre Liberté 45 avait très bien résumer ce point avec sa « table des dollars » (résumé de ma critique ici).

1 dollar à 25 ans équivaut à 7 dollars à 65 ans (en utilisant 5% de rendement). Si vous faites des folies sur plusieurs années qui amènent des dépenses totales de 100K$, vous perdez en réalité près de 700K$ plus tard. C’est à y penser!

Conclusion

Le documentaire a été agréable à écouter, plusieurs visages connus qui nous parlent d’indépendance financière, pourquoi ça ne le serait pas? Je pense qu’avoir différentes voix est une valeur ajoutée parce que même si certains des intervenants sont très connus pour défendre l’indépendance financière, je pense ici à PY McSween, c’est intéressant de voir qu’il n’y a pas un seul modèle à l’indépendance financière.

Si vous désirez en apprendre davantage sur la motivation des intervenants à atteindre l’indépendance financière et pourquoi, dans un sens, vous aussi vous devriez la viser, c’est un rendez-vous!

Le journal d’un investisseur

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