L’éternel combat entre les investisseurs discrétionnaires et quantitatifs

En investissement, il y a 2 gros mouvements de pensée. Les investisseurs quantitatifs et les investisseurs discrétionnaires.

Les investisseurs quantitatifs prennent leurs décisions que par les données quantitatives via des modèles mathématiques systématiques en transigeant sur un nombre élevé de titres

Les investisseurs discrétionnaires sont des personnes qui achètent un nombre restreint de titres avec une approche moins rigide que l’investisseur quantitatif.

Évidemment, les 2 méthodes peuvent bien performer et chacune des méthodes a ses forces et faiblesses.

Personnellement, je me considère dans l’équipe des discrétionnaires même si je ne suis loin d’être contre le fait d’utiliser des méthodes quantitatives pour orienter les décisions.

L’investisseur discrétionnaire peut utiliser des méthodes quantitatives, mais c’est simplement que la décision finale ne peut pas être prédite par un modèle. Le gestionnaire est la dernière touche au modèle avec toutes ses qualités…et ses défauts.

Certains vont peut-être dire que la méthode quantitative, malgré qu’imparfaite, reste supérieure à la gestion discrétionnaire. On peut très bien dire qu’une bonne stratégie quantitative est en moyenne vraie et c’est tout ce qui compte. On ne subit pas les émotions et les potentielles déviations de la stratégie par un gestionnaire humain…ce qui est tout à fait vrai.

La mathématisation de la finance

Le problème des mathématiques est que l’on approxime la réalité avec des modèles. On effectue des moyennes, des régressions ou diverses analyses statistiques. On est tellement perdu dans les nombres, qu’on oublie que l’on fait de la finance et que les nombres veulent dire des choses. On perd facilement les subtilités de chaque compagnie dans un échantillon de 8000 titres…tout comme on peut en tirer des conclusions absurdes sur l’échantillon en général qui agit comme une moyenne.

Avec les modèles mathématiques, Il faut faire attention à ne pas conclure des choses qui ne sont pas vrais dans toutes les situations.

Est-ce que vous pensez que ces éléments sont toujours positifs?

Une firme avec beaucoup de liquidité (ou peu de dette), c’est positif. Par contre, si la firme ne déploie pas son capital, elle va détruire de la valeur pour ses actionnaires. Donc, non, ce n’est pas TOUJOURS positif. C’est positif la très grande majorité du temps, je l’accorde, mais pas toujours.

Une firme avec une bonne croissance, c’est positif. Comment la croissance est réalisée? Par la dette? Par acquisition foireuse? Un environnement exceptionnel qui ne se répètera pas?… Par une croissance organique « normale »? Ah, là on parle.

Bref, en faisant des analyses statistiques, on met toutes les entreprises dans le même panier alors qu’elles ont des subtilités.

En faisant des analyses statistiques sur tout un univers de titres, vous dites implicitement que les compagnies énergétiques, les compagnies d’assurance et les compagnies technologiques, c’est toute la même chose au final.

Comparer Apple, à une start-up de 150M$, pareil pareil!

Faisons de la magie noire grâce aux investissements privés

Un exemple qui me vient en tête est lorsque l’on a longtemps vanté le fait d’acheter des compagnies qui ne sont pas transigées sur des bourses parce qu’elles avaient supposément un effet diversifiant sur votre portefeuille de placements.

On achète la compagnie « A » sur les marchés publics ou bien on l’achète sur les marchés privés, tout d’un coup, elle est plus diversifiante sur le marché privé.

Pensez-y, la seule différence, c’est la méthode dont la transaction est effectuée. ON ACHÈTE LA MÊME FOUTUE COMPAGNIE.

Ce raisonnement est 100% basé sur les mathématiques. Évaluer des compagnies privées, c’est moins évident que des compagnies transigées en bourse. Pour simplifier l’explication, ça met le bordel dans les données et, pouf, on a un effet diversifiant 🙂

Conclusion

Je crois beaucoup à la combinaison des deux méthodes pour limiter les problèmes de chacun.

D’un côté, limiter l’impulsivité du gestionnaire et son aspect influençable.

De l’autre côté, limiter les problèmes d’échantillon dans les données et pouvoir prendre en considération des facteurs qui ne sont pas inclus dans le modèle.

J’aime la méthode discrétionnaire, car je considère qu’il est plus facile de rester investi à long terme. Seriez-vous prêt à mettre votre argent dans une stratégie gérée à 100% par une machine?Personnellement, j’aurais de la difficulté à vivre les périodes de sous-performance. Est-ce que la machine a un problème? Est-ce que le modèle est bon?

On peut aussi dire que de suivre un mauvais gestionnaire est tout aussi dommageable que de suivre un mauvais modèle et que l’on peut peut perdre confiance en le gestionnaire…ce qui n’est pas faux!

2 styles d’investissement qui demandent 2 types de tempérament!

Le journal d’un investisseur
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