Les 6 qualités pour réussir en bourse

La bonne chose avec l’investissement passif c’est qu’on limite le nombre de décisions qu’on doit prendre. On achète un fonds en faisant du « dollar cost averaging » et c’est tout. De l’autre côté du spectre, on a le bon vieux investisseur actif qui doit avoir un nombre de qualités importantes pour réussir à au moins réaliser ce que l’investisseur passif réalise. Son avantage c’est qu’il pourrait réaliser un rendement plus important que le marché. Voici une liste de qualités essentielles qu’un investisseur devrait avoir pour réussir selon moi.

1. SE FAIRE CONFIANCE
Je pense que cette qualité est de loin la plus importante, car elle englobe bon nombre d’aspects. Se faire confiance n’implique pas avoir de la confiance excessive. Si vous êtes trop confiant avec vos transactions, la bourse pourrait bien vous envoyer au tapis rapidement. Pour moi, être arrogant en investissement ça peut être d’effectuer beaucoup de transactions. Nous ne sommes pas experts dans tout et croire qu’on peut facilement battre le marché est dangereux. Tout comme un boxeur qui tente de mettre K.O son adversaire à chaque coup de poing, le boxeur pourrait être victime de sa stratégie et s’exposer lui-même à un K.O.! Se faire confiance c’est oser prendre des risques quand les statistiques sont de notre côté. C’est oser augmenter la mise quand on a 70-80% de chance de réussite de faire un rendement élevé. Il faut savoir être agressif au bon moment. Se faire confiance c’est parfois défier ce que les autres prennent pour acquis. Un investisseur avec un avis contraire au marché qui s’avère juste sera grandement récompensé. Par exemple, si on identifie une entreprise en difficulté qu’on croit assez forte pour se relever d’une crise alors que le marché n’y croit pas, l’investisseur qui s’avère avoir raison fera un fort rendement. En bref, l’investisseur doit être capable de réfléchir par lui-même en vérifiant les faits plutôt que de se baser sur les autres investisseurs.

2. ADMETTRE QU’ON A TORT
Il faut avoir une certaine modestie en bourse. Les meilleurs investisseurs au monde ont des échecs. Les investissements sont des événements incertains, il faut savoir perdre de temps en temps. Il faut savoir admettre quand nous avons tort. Je dirais même qu’il faut admettre ses erreurs même quand le scénario final est positif. Ce n’est pas parce que cette fois-ci le résultat est favorable qu’il l’est en moyenne. Similairement, ce n’est pas parce que j’achète une loterie et que je gagne que je devrais continuer à en acheter. À long terme, on le sait que c’est une stratégie perdante même si on a connu un succès à court terme.

Lorsque notre idée d’investissement n’est pas bonne, il faut passer à autre chose. Il faut éviter de remettre de l’argent après des mauvaises performances en se disant que ça ira forcément mieux dans le futur. C’est ce qui est difficile en bourse. Savoir s’arrêter versus savoir en remettre après avoir connu des pertes.

3. MAÎTRISER LES NOMBRES
Les nombres et les calculs font partie de l’univers de l’investissement. Il est difficile d’imaginer le meilleur investisseur ne sachant pas regarder des états financiers, ne pas savoir comment analyser correctement une entreprise ou ne pas comprendre les nuances entre les différentes statistiques financières. Les nuances sont très présentes dans le domaine de l’investissement. L’inconnu force à nuancer les choses. Beaucoup de décisions sont prises en ayant une partie de l’information. Ainsi, il est difficile d’être 100% certain lors d’une prise de décision. Aussi, un même chiffre dans un contexte différent peut dire des choses bien différentes. Une compagnie technologique qui a un retour sur investissement de 12% ce n’est pas terrible. Une compagnie de services publics (utilities) avec un retour sur investissement de 12% c’est phénoménal. Une statistique prise seule ne veut rien dire. Un rendement sur l’équité (return on equity) moyen sur 5 ans de 10% peut être meilleur que celui de 12%. Comment? Si dans le premier cas le rendement sur l’équité réalisé chaque année est de 10% alors que pour la seconde entreprise on a : -10%; 25%; 20%; -10%; 35%. Si les deux entreprises s’échangeraient au même prix, j’achèterais définitivement celle qui réalise un rendement de 10%. Dans ce cas-ci, le 2% de retour sur investissement ne compense définitivement pas la très grande volatilité de l’entreprise. Il s’agit que de 2 exemples parmi des milliers.

4. APPORTER PLUS QUE LES NOMBRES LORS D’UNE ANALYSE
Si vous pensez que les nombres peuvent tout deviner, vous devriez être un investisseur quantitatif avec un modèle mathématique plutôt qu’un investisseur fondamental. Personnellement, je pense qu’il y a beaucoup de valeur aux arguments qualitatifs, car ces informations sont plus difficilement intégrables dans des modèles quantitatifs. Ils sont plus difficilement automatisables, donc, il y a de la place pour de l’inefficience. Un investisseur qui peut faire le travail d’une machine tout en rajoutant les aspects qualitatifs pourra certainement apporter une plus value à ses investissements.

5. GÉRER SES ÉMOTIONS
Les émotions sont le pire ennemi de l’investisseur. On en vie beaucoup en bourse: la peur, l’excès de confiance, l’hésitation, la colère, la tristesse, la frustration, l’anxiété et la joie. Tout le monde est au courant, mais les gérer est une autre paire de manches. Un ancien collègue m’a déjà dit: « les personnes intelligentes ne font pas plus de rendement en bourse. » C’est bien beau avoir un haut QI, mais si on a de la difficulté à gérer les mauvais et les bons moments, on ne fera pas d’argent en bourse. On se retrouvera à acheter quand tout monte et à vendre quand tout descend. Un bon investisseur achètera lorsque le marché est déprimé et vendra quand il est trop optimiste. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire. C’est comme voir tout le monde quitter le bateau et de se dire que le bateau peut encore flotter et courir dessus. C’est contre-intuitif, mais c’est bien souvent la chose à faire en bourse.

6. ÊTRE PATIENT
L’impatience tout comme l’excès de confiance peut coûter cher. Un bon investisseur choisit des bonnes entreprises et le rendement arrive par la suite. L’erreur des investisseurs débutants est de chercher un rendement avant de chercher une entreprise. Cela se conclut souvent par une prise de risque excessive. L’investisseur choisit une entreprise très risquée, car il veut faire un gros rendement. Bien souvent, cela se traduit par des rendements fortement négatifs dont l’investisseur va se débarrasser au pire moment. C’est toujours plus difficile de garder en portefeuille une entreprise qui descend alors qu’on a aucune idée pourquoi on l’avait acheté à la base.

Le journal d’un investisseur
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