Les 7 erreurs de l’investisseur boursier

Je ne prétends pas tout savoir. Je travaille continuellement à améliorer mes stratégies et mes décisions et pour cela je dois reconnaître les erreurs que j’ai faites. Tout le monde a ses faiblesses en tant qu’investisseur. L’important c’est de s’en rendre compte et de s’adapter pour les prochaines occasions. Dans d’autres cas, on peut observer les erreurs des autres pour les éviter à notre tour. C’est la méthode à privilégier, ça coûte moins cher 😉

1. Vouloir faire de l’investissement actif alors qu’on ne maîtrise pas les concepts financiers
L’investisseur ambitieux veut choisir ses actions. Il pense qu’il peut faire mieux que le marché. L’investisseur qui a des connaissances limitées devrait choisir l’investissement passif pour maximiser ses chances de faire un bon rendement avec peu de risque. On ne fait pas nécessairement un meilleur rendement en choisissant ses actions. C’est une possibilité, tout comme c’est possible d’en faire moins particulièrement si on ne maîtrise pas totalement les concepts qu’on utilise.

2. Acheter une action qui a beaucoup montée (récemment ou historiquement)
Normalement, on veut acheter bas et vendre haut (buy low sell high), mais certains investisseurs aiment beaucoup les actions qui ont récemment augmenté. Cette stratégie est documentée et elle peut fonctionner, mais bien souvent l’investisseur va principalement acheter haut et vendre bas (buy high sell low). Pour moi, une augmentation de prix est plus une mauvaise nouvelle qu’une bonne. Vous payez plus cher pour exactement la même chose. Parfois, l’individu peut avoir un sentiment de devoir agir, car il voit le prix augmenter et il ne veut pas manquer sa chance. Il s’agit de la peur de passer à côté (fear of missing out/FOMO). Il faut tenter de mettre ses émotions de côté le plus possible lorsque l’on fait des achats en bourse même si ce n’est pas toujours évident. La même chose peut arriver avec une entreprise avec un bon historique. Oui, la compagnie a montré des signes de solidité, mais ce n’est pas parce qu’une entreprise a bien fait dans le passé qu’elle va forcément bien faire dans le futur. Un contexte différent ou un prix trop élevé pourraient jouer en sa défaveur.

3. Vouloir faire du rendement rapidement
Vouloir faire 25% par année n’est pas soutenable. Réaliser ce rendement implique que 10K$ aujourd’hui vaut 867K$ dans 20 ans. C’est peut-être un peu trop ambitieux comme plan. Vouloir atteindre ce type de rendement entraîne des prises de risque excessives et non justifiées. Les actions risquées peuvent être très profitables ou très dommageables pour un portefeuille. C’est un outil à double tranchants. La patience est la clé en bourse. Le rendement arrivera avec le temps si on a de bonnes entreprises à prix raisonnable ou un portefeuille bien diversifié.

4. Garder une entreprise trop chère ou de faible qualité en portefeuille
Il est parfois plus difficile de vendre qu’acheter. On peut avoir peur de manquer une opportunité en vendant le titre. Il peut être profitable d’acheter à bon prix, mais vendre une action surévaluée l’est tout autant et c’est une notion qu’on oublie souvent. Si le prix est déraisonnable, même s’il s’agit d’une bonne entreprise, on peut vendre en se disant qu’on va racheter plus tard à un prix plus alléchant. Attention à ne pas avoir un biais rétrospectif (hindsight biais) « j’aurais dû vendre au sommet et racheter au creux ». Parfois, on a des éléments qui nous indiquaient que l’action allait fortement baisser dû au prix ou aux fondamentaux de l’entreprise. Ce n’est pas toujours le cas.

Certains investisseurs gardent des entreprises de mauvaise qualité en portefeuille parce qu’ils ne veulent pas vendre à perte. Si vous n’aviez pas l’action, l’achèteriez-vous? Si la réponse est un « non » clair alors vous devriez vendre. Il peut être acceptable de garder une action en se disant qu’elle est bien évaluée et qu’on ne l’achèterait pas, mais qu’il s’agit tout de même d’une belle entreprise. Par contre, attention à ne pas tirer cet argument par les cheveux pour ne pas vendre si le prix continue de grimper ou que les fondamentaux se détériorent. Garder l’entreprise équivaut à penser que celle-ci va procurer un meilleur rendement qu’une autre entreprise qu’on aurait pu acheter.

5. Ne pas suffisamment connaître l’entreprise

L’exemple typique est de trouver une entreprise peu chère et l’acheter pour cette raison. Souvent, il y a une raison pourquoi l’entreprise est moins chère que les autres. Elle est moins productive, elle est plus risquée ou elle croît moins rapidement. Vous devez connaître suffisamment l’entreprise pour pouvoir dire pourquoi vous l’achetez de façon simple et claire. « L’action va monter » n’est pas une raison valable. Pourquoi fondamentalement l’entreprise va monter plus que les autres? N’oubliez pas que le marché a tendance à intégrer l’information. Une entreprise qui connait une plus grande croissance que les autres aura souvent un prix plus élevé. Si le prix n’est pas plus élevé, cela peut être une raison valable de l’acheter.

6. Ne pas comparer l’entreprise à d’autres entreprises de son secteur

Vous êtes peut-être tombé en amour avec le secteur plutôt que l’entreprise sans le savoir. Pourquoi cette entreprise dans ce secteur serait plus performante? Si vous n’êtes pas capable de vous décidez, il existe des FNB sectoriels qui permettent de se diversifier. Comparer l’entreprise avec d’autres de son secteur permet souvent de valider ce qu’on avait trouvé. Si on se rend compte que les autres entreprises semblent aussi très intéressantes, c’est peut-être le secteur qui est sous-évalué et non l’entreprise. Il est possible que le marché anticipe une croissance plus faible que ce que vous estimez.

7. Ne pas évaluer l’entreprise avec un modèle d’évaluation

On peut acheter des entreprises sans en faire l’évaluation explicite à l’aide ďun modèle, mais je pense qu’on ne perd pas grand chose à le faire. Calculer la valeur intrinsèque peut souvent valider ce qu’on a trouvé. Je fais référence à des modèles de discounted cash flow (DCF). Ces modèles escomptent des flux monétaires libres. En d’autres mots, on prend un flux financier que l’entreprise dégage et on le « diminue » pour atteindre un niveau auquel on peut faire un rendement acceptable. Généralement, les flux financiers libres dégagés par les opérations de l’entreprise seront utilisés. Pour des entreprises matures, on peut considérer le dividende comme le flux monétaire libre. Prenons en exemple une entreprise avec un dividende par action de 2$ l’année prochaine et une croissance de 2% à l’infini par la suite. Si je veux obtenir 10% de rendement sur mon investissement, je vais payer cette entreprise 25$ par action: 2$/(10%-2%). Si le marché évaluerait l’entreprise de cette façon, le prix de l’entreprise s’échangerait à 25$ puis l’année prochaine à 25.50$ pour que l’investisseur touche 10% de rendement (2$ de dividende + 0.5$ d’appréciation de l’action divisé par 25$ = 10%). Ce modèle est certainement simpliste, mais même des petits modèles comme ceux-ci peuvent renfermer de l’information précieuse.

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